19 janvier 2018

Je dois avouer qu’un grand nombre de pensées se bousculent dans ma tête en ce moment même. Un grand nombre de doutes, un grand nombre de questions, sur tout un tas de sujets différents. Je me rends compte que depuis que je suis revenue de Suède – ou même pendant mes quelques mois là-bas -, je suis en pleine crise identitaire. Je ne sais pas vraiment qui j’ai envie d’être – que ce soit au niveau du travail, des études, du pays où je vis, ou même de mes fréquentations. Je vais jusqu’à douter de chacune de mes actions. Je ne suis plus capable d’agir sans réfléchir comme avant. Dit comme ça, ça paraît être une bonne chose, et pourtant, ça ne l’est pas. Je me retrouve souvent bloquée à réfléchir pendant des heures à des choses ou des actions futiles qui pourraient bientôt être oubliées.

Si y a bien un motto que j’ai appris pendant mon semestre en Suède, c’est qu’on ne vit qu’une fois. On n’a qu’une vie – et certes nos actions laissent des traces indélébiles dans notre vie, mais se baser sur des erreurs passées, ou ne pas oser faire le grand saut ne fait que nous bloquer et nous empêcher d’avancer.

Au final je me retrouve bloquée entre ces deux idées : être totalement flippée avant d’air, et juste suivre mon instinct tout en arrêtant de perdre mon temps.

***

Ce qui m’avait poussée à me poser toutes ces questions était ce que m’avait dit un ami la veille : « si tu es là c’est sympa, mais si tu ne l’es pas, tu ne lui manques pas ». « lui » c’était Mattias. Avant que tous les deux nous ne prenions le large pour la Suède et l’Amérique respectivement, nous étions super proches, « ouais, t’es mon meilleur ami à l’uni ». Dès qu’on se voyait, on se sautait dans les bras. De ce fait, je me demandais vraiment à quel moment mon existence était-elle devenue aussi transparente.

Je ne savais pas si je devais être cache ou juste prendre sur moi sans rien dire. Après tout ce n’était rien que ne pouvais changer, et demander une mise au clair de ce que nous étions maintenant serait plus que pitoyable.

***

Comme d’habitude c’est mon manque de confiance qui a parlé. J’ai fini par demander gentiment ce qu’il était de nous aujourd’hui une fois mon stage fini. Puis, j’ai juste éteint la 4G et fui mon téléphone comme je savais si bien faire. Niveau courage ce n’est pas encore ça.

J’étais sur le chemin pour rejoindre mes amis dans un bar plutôt populaire dans le 15e arr de Paris, où la pinte est à 2,5€ en Heures Joyeuses. Je pense qu’avec la fatigue l’alcool m’est monté assez vite à la tête. C’était une bonne soirée, mais je suis restée peut-être un peu trop à l’écart des autres.

Sur le chemin du retour, j’étais anxieuse, mais je ne sais pas pourquoi. Je repensais à Stiles, ce type avec qui j’ai failli perdre ma virginité en Suède. J’avais mal agis en lui demandant si je le dérangeais… J’aurais du ne rien lui dire. Plutôt pompette, l’idée de répondre à son « nooon tu ne m’as pas dérangée. On ne traînait pas vraiment ensemble » 1 mois plus tard me semblait bien. Tout d’un coup j’ai mieux compris comment des gens peuvent recontacter leurs exs sous l’effet de l’alcool. Ce que tu ressens dans ces moments là est tellement magique… Aucun stress, juste du je m’en foutisme complet. Tes prêt à tout, tu te fous royalement des conséquences. Quelque part tout au fond de moi, j’ai souhaité ressentir ça au quotidien.

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